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Archives Mensuelles: février 2012

Dans le ciel étroit du jardin
méché de branchages
l’avion tire un fil

chaud comme un tison

    

 

 

 

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Aussi vite et où que nous courions nous ne fuirons pas
le néant qui s’ouvre à nos talons
Nous n’enduirons pas
son écran froid de nos regards cinéastes :
terres échevelées ciels épinglés d’oiseaux
torrents blancs…

Nous étreindrons le jour vif
le jour nu
et sa pâte querelleuse d’argile humide où le bras expire et sème
la moisissure éternelle de l’aube

 

 

 

 

 

Terres je suis arbre
poussée de gisantes aux verticaux multiples
lent ruminant tressé d’humus j’étirai longtemps
aux plafonds blancs vos yeux gastéropodes
vos yeux lents de pénitents

l’horizon est ma hauteur, bras tendus
et travaillé de mythes rongeurs
j’aspire au jour seul tournoyant
courant couchant à l’ombre de lui-même

 

 

 

 

Viens que l’on te palpe
argile humide, qu’un jour écarte
peau fendue dans l’air saisissant
nos mains pour un temps ta finitude Viens
que rayent le fond de ton oreille
nos chants diseurs au long cours
nos chants tirés jusqu’à l’usure
nos trames antiques disaient-elles essuyant
de mains arides le nourrisson